2.2 Le Protocole d’Accord Préélectoral (PAP)Avant de voter, il faut définir les règles. C’est l’étape de négociation la plus critique. |
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L’employeur ne peut pas décider seul de la date des élections ou du nombre de sièges. Il a l’obligation légale d’inviter les organisations syndicales à négocier le PAP (Protocole d’Accord Préélectoral). Considérez le PAP comme la “Constitution” de votre élection. Une fois signé, il s’impose à tous. C’est lui qui va déterminer si l’élection se fait à l’urne ou par vote électronique, combien de collèges électoraux seront créés, et la répartition des sièges entre ces collèges. C’est le moment stratégique où tout se joue. |
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La validité du PAP est soumise à une condition de double majorité très stricte. Pour être valide, il doit être signé par la majorité des syndicats ayant participé à la négociation (en termes d’audience électorale).
L’employeur ne peut pas signer le protocole avec un syndicat minoritaire “maison” juste pour imposer ses règles. Si les syndicats représentatifs refusent de signer, c’est l’Inspection du Travail (DREETS) qui tranchera et fixera les règles autoritairement.
📅 Quand doit-on négocier le PAP ?
L’employeur doit inviter les syndicats environ 2 mois avant la fin des mandats en cours. La réunion de négociation doit se tenir au moins 15 jours après l’invitation. C’est une fenêtre de tir très courte !
Depuis 2017, le PAP doit obligatoirement mentionner la proportion d’hommes et de femmes dans chaque collège électoral. C’est crucial car cela oblige les listes de candidats à respecter scrupuleusement cette proportion (alternance H/F), sous peine d’annulation de l’élection !
À retenirLe PAP est le contrat fondateur de l’élection. Il est négocié entre l’employeur et les syndicats. S’il n’y a pas d’accord, l’administration (DREETS) décide. Il impose notamment la parité H/F sur les listes. SUIVANT : Collèges, listes et parité. Comment construire sa liste ? >> |