Poser les bonnes questions
Les questionnaires standards (Karasek, Siegrist) sont trop génériques. Pour détecter le mal-être algorithmique, il faut cibler précis.
🎯 Le Kit de Questions CSE
À intégrer dans vos sondages
“Pouvez-vous modifier une décision prise par l’IA si vous la jugez incorrecte ?”
(Oui / Non / Je ne sais pas)
“Comprenez-vous les critères utilisés par le logiciel pour vous attribuer des tâches ou des notes ?”
(Toujours / Parfois / Jamais)
“L’outil vous laisse-t-il le temps de finir une action avant de vous en proposer une autre ?”
(Oui / Non, ça s’enchaîne)
Du vague au concret
Karim a d’abord posé la question : “Êtes-vous stressé par Omni-AI ?”.
Réponse de la Direction : “40% disent oui, c’est le stress du changement, ça va passer.”
Il a reformulé avec le kit ci-contre : “Pouvez-vous corriger l’IA ?”
Résultat : 85% de “Non”.
Leçon : Ce chiffre est une preuve accablante de la “perte d’autonomie”. Ce n’est plus un sentiment (“stress”), c’est un dysfonctionnement organisationnel mesuré.
Les bons chiffres forcent l’écoute.
🤔 Question Flash : Anonymat ou pas ?
Pour ce type d’enquête sur les outils numériques, le CSE doit-il garantir l’anonymat total des répondants ?
👁️ Voir la réponse
Les salariés ont peur d’être vus comme “réfractaires au progrès” ou “incompétents” face à l’IA. Pour obtenir la vérité sur les bugs et la souffrance, l’anonymat est votre seule protection contre l’autocensure.
À retenir
Ne lancez pas un sondage “sauvage”. Essayez de le co-construire avec la direction ou le médecin du travail.
Si la direction refuse, le CSE (ou la CSSCT) a le droit de mener ses propres enquêtes en cas de risque grave (L.2312-59).